Le 24 janvier dernier je vous annonçais ici au conditionnel qu’Omega préparait le lancement d’une montre commémorative à l’occasion des 50 ans de la saga James Bond. Ce qui n’était alors qu’une rumeur a été aujourd’hui même confirmé par la marque. Roulement de tambours, voici donc les premières images officielles de l’Omega Seamaster Diver 300M Bond 50 years (oui, c’est son petit nom, vous pouvez maintenant reprendre votre souffle). Cerise sur le gâteau, le modèle sera décliné en deux versions: homme en 41mm de diamètre, et dame en 36,25mm, cette dernière version se différenciant par un index en diamant à 7 heures, en référence au nom de code du célèbre agent secret. Les deux versions seront étanches jusqu’à 300 mètres. Comme prévu, c’est bien le mouvement co-axial calibre 2507 qui équipera l’engin. La version homme sera produite en édition limitée à 11’007 exemplaires, et vendue en Suisse au prix de CHF 4’500, tandis qu’il vous en coûtera CHF 4’650 pour la version dame, plus exclusive (3’007 pièces). Où sont les gadgets, me demandais-je. Il n’y en aura que deux: une soupape hélium permettant l’échappement des atomes d’hélium lors de la décompression en cas de plongée en eaux profondes (n’oublions pas que Bond est sensé être Commander dans la Royal Navy), et un fond transparent laissant apparaître le rotor décoré d’une balle de pistolet. Mouais… Q s’est pas foulé sur ce coup là .
Yuksek « Off the Wall »
Citizens! « Reptile »
« Experience », par Infinity List
Basée à Melboure, en Australie, l’agence de production Infinity List s’est donnée pour but de promouvoir les sports extrêmes. Je vous présente aujourd’hui cette trilogie de vidéos réalisées par leurs soins et intitulée « Experience », nous emmenant dans les cieux partager les instants uniques vécus par les adeptes de la chute libre, wingsuit et autres base jumping, à visionner, s’il vous plaît, en plein écran et musique au taquet. Après ça et si l’expérience vous a plu, vous pourrez toujours aller faire un petit tour sur le site internet d’Infinity List, vous y découvrirez d’autres films tous plus beaux et décoiffants l’uns que les autres. Chante avec moi: «  I believe I can flyyyyy »…    - Jorge S. B. Guerreiro
Bon Iver « Live session at AIR Studios »
Lara Crawshaw, elle see NY: NYFW tendances beauté
Après neuf jours de présentations prêt-à -porter automne-hiver 2012/13 avec des collections prestigieuses telles que Altuzarra, Alexander Wang, Diane Von Furstenberg ou Ralph Lauren, la New York Fashion Week a pris fin le 16 Février en nous laissant de nouvelles tendances très excitantes. Les looks les plus populaires incluent le cuir, l’imprimé militaire et l’inspiration des confections masculines. Cependant, vous avez probablement déjà vu plusieurs sélections des highlights de cette Fashion Week, dont mes reportages sur les défilés Lacoste ou Diesel Black Gold. J’ai donc décidé de plutôt vous présenter les tendances beauté qui ont surgi cette saison. Les looks ont été très théâtraux, comme le phare à paupière bleu électrique de Prabal Gurung ou encore les lèvres recouvertes de feuilles d’argent du défilé Thom Browne.
L’eyeliner a également été appliqué de manière créative cette saison, avec un effet doublé donnant un remaniement intéressant chez Altuzarra, BCBG et LAMB. Mais ce qui a été le plus exceptionnel lors de cette semaine de la mode new yorkaise est le nail art (les ongles, pour les non anglophones). Ce n’est pas la première chose qui saute au yeux, même au premier rang où il est sûrement difficile de remarquer les détails des manucures. On découvre cependant, grâce aux photos de backstage et à Twitter, que les designers ont pensé à looker les filles jusqu’au bout des ongles.
Vous adorez vous peindre les ongles de toutes les couleurs en fonction de votre humeur, comme moi? Ces photos ne peuvent que vous donner envie d’acheter immédiatement de nouveaux vernis. Personnellement… je passe chez Sephora cette après-midi!   - LC Xx

 Les photos, dans l’ordre: (Make up) Photo 1: Thom Browne, Prabal Gurung / Photo 2: Altuzarra, BCBG / (Ongles) Photo 3: Nicole Miller, The Blonds, Kate Spade / Photo 4: Jeremy Scott, Gretchen Jones, The Blonds, Rachel Antonoff / Photo 5: Rachel Antonoff.
« L.E.D. Surfer », par Jacob Sutton
Plutôt habitué à travailler pour des marques telles que Hermès ou Burberry, le photographe de mode Jacob Sutton s’est livré ici à un exercice qui l’a sorti de son douillet studio photo pour les pentes enneigées de Tignes, en France. Pendant trois nuits, il a filmé le snowboarder Will Hughes dessinant des arabesques dans la poudreuse vêtu d’un costume conçu par John Spatcher et recouvert de lampes LED. Suivant le surfeur grâce à une moto-neige, Jacob Sutton a travaillé dans des conditions dantesques à des températures de C° -25 pour capturer les images que voici. Le résultat, à mi-chemin entre Tron et le Surfeur d’Argent, est absolument magnifique!      - Jorge S. B. Guerreiro
Cults « You Know What I Mean »
Leïla en vert et contre tout: Shang Xia : la marque mauve d’Hermès, parce que le vert c’est trop mainstream
La teinte du «demi-deuil» retrouve des couleurs grâce au nouveau concept à la mode: l’économie mauve. Alors qu’il devrait être banni de tout dressing qui se respecte, le mauve vient bigarrer la redondante tendance verte qui « culpabi/canniba-lise » notre mode de pensée, parfois jusqu’à l’exaspération. Le terme a été inventé par Jérôme Gouadain, secrétaire général du cabinet Diversum, qui a bien compris que rouge et vert fonctionnent de la même manière: avec l’excès vient la cirrhose. Nonobstant cette rotation de 150° sur le cercle chromatique, on reste dans les mêmes tons, plus côté culture que nature, certes, et avec en prime, l’illusion de l’inédit et le buzz qui s’en acoquine. En résumé, l’économie mauve consiste à valoriser et respecter la culture et l’identité des peuples. Au lieu de saturer les marchés avec des produits étrangers vendus comme must-have, on va développer et redorer l’image du savoir-faire local tout en relançant économie et fierté autochtones. (Marine je te préviens, t’as pas intérêt à me la piquer celle là !). En théorie: le concept intègre développement durable et éthique, la fin de la mondialisation, le glas de la délocalisation et la résurrection de nombreuses variétés de pommes-de-terre sacrifiées à la gloire de la bintje! En pratique… ne brûlez pas tout de suite vos Nike Dunk Space Exploration  au profit d’espadrilles «Made in en bas de chez toi», le système est déjà corrompu. Si certains, dont on salue l’effort, rencontrent un succès plutôt mitigé, – McDo, ses semaines suisses et son McChipo vaguement mauve et franchement mauvais – d’autres tirent leur épingle du jeu à l’instar de la prometteuse maison Shang Xia.
Shang Xia c’est l’idée audacieuse de la maison Hermès qui traduit sa philosophie en langue sinitique et en profite pour renforcer sa présence en Chine. La Chine, ce grand pays où la main d’œuvre continue de défier toute concurrence et qui, paradoxalement, deviendra premier marché mondial du luxe d’ici 2 ou 3 ans. L’essence de Shang Xia: bousculer une nation qui associe fermement prestige et Occident en créant une marque de luxe 100% Made in China destinée au marché chinois. Aux rênes de l’entreprise, l’impressionnante shanghaienne Qiong Er Jiang (photo ci-dessous), même pas 35 ans, pas beaucoup plus de kilos et un CV qui fourmille de références glorieuses. (Son interview par Madame Figaro ici). Shang Xia s’inspire de l’artisanat et des traditions de l’Empire du Milieu avec toute la finesse qu’on lui connaît. Fraichement arrivée, elle n’a à son actif que deux collections qui ne laissent aucun doute sur la stratégie de la marque: Heritage and Emotion (2010-2011) et Human and Nature (2011-2012). Bijoux, textiles, petit mobilier, décoration ou services à thé aux lignes épurées mêlant Histoire et modernisme, d’une délicatesse rare et d’une beauté infinie.
Il aurait fallu s’arrêter là et savourer l’aube d’une ère nouvelle, mais le lilas se fane et le mauve noircit à l’annonce de l’ouverture d’une boutique rue de Sèvres (Paris, 6e) fin 2012. En important le luxe chinois sur ses propres terres, Hermès a peut-être fait entrer le loup dans la bergerie, même si, pour le moment, il est encore fermement muselé. Bien sûr, c’est le touriste chinois qui est le premier visé, lui qui dépense chaque année plus de 500 millions d’euros en France. Mais en y réfléchissant, c’est aussi absurde qu’une française qui achèterait ses Louboutin à Buenos Aires, en imposant ainsi un double transport à ses escarpins. Rien ne sert de s’attarder sur chaque incohérence et la porcelaine précieuse pourra faire du co-voiturage avec le flux torrentiel de l’export chinois, mais dans un ultime spasme utopique, j’aurais espéré que l’enseigne qui occupera les anciens quartiers de Furla ferait honneur aux bigoudènes. Confucius disait «Plutôt que de maudire les ténèbres, allumons une chandelle, si petite soit-elle.» Soyons donc positifs. Shang Xia ouvre une voie impériale au «mauvement» en lui faisant bonne presse et cette vitrine parisienne sur l’Empire Céleste permettra d’adoucir certains clichés dont souffrent toujours les manufactures asiatiques. Pour conclure, je me permettrais de paraphraser Pascal Légitimus qui citait lui même l’énigmatique penseur Timothée Gustave : «Il faut cultiver la différence et non l’indifférence!»         –  Leïla RölliÂ













