L’article que j’avais écrit sur Lana Del Rey datant de plusieurs mois, le sujet a soudain eu un goût de reviens-y pour moi, son actualité ayant entre temps avancé à la vitesse grand Rey. En effet, depuis l’été, la jeune new yorkaise a fait couler beaucoup de Rimmel. Il est déjà loin le temps où les magazines indés lui dédiaient un encart timide ; maintenant on en parle à table avec toute la famille. Une artiste en début de carrière a rarement été l’objet de telles passions et de si vives critiques. Chacun a son mot à dire, quitte à épuiser notre capital sympathie, quitte à frôler l’indigestion. On a par exemple pu la voir en couverture des Inrockuptibles, Billboard, Interview, Q, Tsugi, et j’en passe, presque simultanément.
Buzz mis à part, il était à mon avis difficile de se faire une réelle opinion sur les vraies qualités artistiques de la demoiselle jusqu’à présent tant on manquait de matos. Sauf qu’aujourd’hui le matos est là: son premier album « Born To Die » (Interscope/Polydor/Universal) est sorti ce matin, ce qui en fait certainement un des jours les plus décisifs dans la carrière de Lana Del Rey. Il est désormais disponible dans sa totalité et en version deluxe, ici ! Maintenant, on peut soit s’attendre à un vif retour de manivelle, soit au contraire à la confirmation que la période qui s’achève n’était en fait que le prologue d’une gigantesque carrière. Ce climat de pression constante a d’ailleurs fait de Miss Del Rey une diva légèrement fragile car consciente d’être attendue au tournant au moindre battement de cil de travers. On a parfois l’impression qu’elle vit accrochée à son destin, un peu au-dessus de la surface de la terre. Mais rassure-toi Lana, tu es désormais sur toutes les lèvres mon canard, et comme ils disent dans le marketing : « En bien ou en mal, l’important c’est qu’on parle de toi.»
Le chapitre album refermé, voici une petite sélection de remixes originaux: le remix techno-exotique de « Born To Die » par Gucci Vump ; « Blue Jeans » version disco par Penguin Prison ; « Video Games » version lounge de Joy Orbison, et pour finir mon coup de cœur, la version barrée de « Born To Die » par Clams Casino avec voix grave et cloches de vaches. Le son est mauvais mais ça a son charme…
Bonne écoute. - mln













