Maxime Buechi: The InterviewMaxime Büchi: l’interview

From world renowned tattoo artist to creative director and founder of the famous Swiss magazine Sang Bleu, Maxime Buechi is today one of Switzerland’s most influential avant-garde artist. We met at his friends new york studio, East River Tattoo, where Maxime was kind enough to take the time to answer a few questions for JSBG. 
JSBG – You founded Sang Bleu accompanied by Jeanne-Salomé Rochat, is that right? How do you assign your roles in drafting the magazine? Maxime Buechi – I founded Sang Bleu on my own. It is only later that I met Jeanne-Salomé and we developed the title together. Their are many aspects in art direction, logistics and finance that need to be covered when talking about creating a magazine. I directly looked after all logistics, the main component of the magazine. Jeanne and I discuss content and themes, then she takes the role of editor in chef. We understand each other with Jeanne, we have the same common interests – for Sang Bleu as much as Novembre Magazine. Jeanne also takes care of all the other content part of Sang Bleu’s world like the blog and art events – She has all rights on that. 
You stated SB6 is the last one to be made. Do you have any future plans in mind? Indeed, this is the last paper magazine version. But Sang Bleu is not over. It’s universe continues through its derived elements. Sang Bleu is what I do, it’s who I am. 
The French rapper Booba poses in Sang Bleu 6. How did you get in contact with him? It was pretty simple. I’m good friends with Booba’s tattoo artist, Laura Satana. I asked her if she was up for doing an interview combined with Booba. She got in touch with him and she organized our encounter in her studio. It was really great. 
With a graphic design background (you studied at the prestigious ECAL in Switzerland), how did you get into tattooing? It started with my first tattoo, done by Filip Leu. That was in 2003. I mentioned that I would one day like to learn how to tattoo and he told me he would teach me, but I had to finish my studies first. After which if I was still interested he told me to contact him again. I came back from London a few years later, realizing graphic designing didn’t suit me,  I told him that if the offer was still standing, I was ready. 
Your other magazine, Novembre, is more focused on fashion. Do you think that in the future Sang Bleu’s content, which just ended, might resurface? Sang Bleu and Novembre are like two sides of the same object. Novembre was created to use a different medium than Sang Bleu, where the content is more oriented on journalism and where it’s more straight forward. November has it’s own identity and continues to move forward. I’m happy with the way it’s turned out. 
What are your highlights of SB6? I don’t think there is a particular one. I’m glad I managed to finish. I’ve come full circle, which is great. There is everything I’ve always wanted to see in Sang Bleu. Everything is represented. My collaboration with Nick Schonberger allowed me to get connected with lots of people in the world of American Hip-Hop. Sang Bleu has enabled me to put together all the things that I love in a cohesive way. 
You art directed the F/W 2011 campaign for the Swiss brand Mugler as well as creating it’s entire brand identity. Do you have any other art direction projects? I’ve recently worked with Alexander McQueen and I have some other projects on the go but I’m currently focusing on tattooing and visual art projects.
For JSBG readers living in different countries: where can they purchase SB6? You mainly had to pre-order your copy but there are some libraries that sell them. In Switzerland there is the Archigraphy bookstore. Colette in Paris. The Tate Modern in London. And in NY you can find it at Unimax. 
You come to New York often, how would you describe it? And would you choose it over Europe? New York is my second home, I love it. But not because of the physical city itself. What I love about New York are the people, the way of living, the culture and the history, that’s what I like the most. And New York over Europe? I would say yes, it’s a possibility. But only because it’s here that I have the most things to do, the most opportunities. But it is not a choice of preference.
The JSBG Short Questionnary:
  • What is your biggest vice? Junk food
  • What scares you? To see people I love unhappy or suffering
  • Living in the 21st Century, easier or more difficult than before? My life has not stopped improving, so I can’t really say
  • Facebook or Twitter? Instagram
  • What have your parents left you of most value? The desire to obtain answers. Never be afraid to ask questions and always seek the answers
  • What would be the soundtrack to your life? The soundtrack of Down by Law (1986), by Jim Jarmusch
  • Where do you see yourself in 10 years? In a house in the Olympic peninsula of Washington State. I would ideally commute between there and a place on the Hudson river with an art studio. But more likely: a house up-state NY along the Hudson riverbecause I don’t see myself living so far from the city.
Thank you Maxime!

De tatoueur de renommée mondiale à directeur artistique et fondateur du fameux magazine Sang Bleu, Maxime Büchi est aujourd’hui l’un des artistes avant-gardistes les plus influents en Suisse. Il nous a donné rendez-vous dans son repère new-yorkais: le studio East River Tattoo, où il a eu la gentillesse de prendre le temps de répondre à quelques questions pour JSBG.
JSBG – Tu as fondé Sang Bleu en compagnie de Jeanne-Salomé Rochat. Comment vous répartissez-vous les rôles à la rédaction du magazine? Maxime Büchi – J’ai fondé Sang Bleu tout seul. C’est par la suite que j ai rencontré jeanne-salomé et qu on a développé le titre ensemble. Il y a beaucoup de choses à régler question direction artistique, logistique ou finance quand on parle de faire un magazine. Je m’occupe directement de la logistique, la clé du magazine. Avec Jeanne, on discute du contenu et de la thématique, ensuite elle prend le rôle de rédactrice en chef. On se comprend elle et moi, on tient les mêmes intérêts communs, pour Sang Bleu ainsi que pour le Novembre, notre autre magazine. Jeanne s’occupe aussi de tout l’univers Sang Bleu autre que son format papier, c’est-à-dire le blog, les évènements d’art..Elle a pleins droits dessus. 
Tu as dit que SB6 serait le dernier. As-tu déjà un futur en tête? Effectivement, c’est le dernier magazine sur papier. Mais Sang Bleu ne s’arrête pas là. L’univers continue à travers ses produits dérivés. Sang Bleu c’est ce que je fais, c’est qui je suis.
Le rappeur français Booba pose dans Sang Bleu 6. Comment en es-tu venu à faire ce shoot? C’était plutôt simple. Je connais très bien la tatoueuse de Booba, Laura Satana. Je lui ai proposé de faire une interview croisée entre elle-même et Booba. Elle m’a donc organisé la rencontre dans son studio. C’était vraiment sympa.
Issu du milieu du graphisme (tu as suivi les cours de la prestigieuse ECAL en Suisse) comment en es-tu arrivé au tattoo? Ça a commencé avec mon premier tatouage, fait par Filip Leu. C’était en 2003. J’ai mentionné le fait que j’aimerais un jour apprendre à tatouer et il m’a dit qu’il m’apprendrait, mais qu’il fallait que je termine mes études d’abord. Ensuite si cela m’intéressait toujours, il m’a dit de le recontacter. En rentrant de Londres, quelques années plus tard, en ayant réalisé que le graphisme ne me correspondait pas, je lui ai dit que si l’offre tenait toujours, j’étais prêt. 
Ton autre magazine, Novembre, est plus axé sur la mode. Penses-tu qu’à l’avenir le contenu de SB, qui s’arrête, pourrait un peu s’y retrouver? Sang Bleu et Novembre sont comme deux faces de la même pièce. J’ai crée le Novembre pour avoir un autre support où le contenu serait plus orienté journalisme, un contenu plus frontal. Le Novembre a son identité et il continue d’avancer. Je suis content de la tournure qu’il prend.
Quels sont tes meilleurs moments de SB6? Je ne pense pas pouvoir dire qu’il y ait un moment précis. Je suis content d’avoir réussi à finir. J’ai bouclé la boucle, c’est ce qui est génial. Il y a tout ce que j’ai toujours voulu voir dans Sang Bleu. Tout y est représenté. Ma collaboration avec Nick Schonberger m’a permis de me connecter avec plein de gens dans le monde du Hip-Hop américain. Sang Bleu m’a donné l’opportunité de mettre ensemble toutes les choses que j’aime d’une manière cohérente. 
Tu as fait la direction artistique de la campagne A/H 2011 pour la marque Mugler ainsi que toute son identité visuelle. As-tu d’autres projets en direction artistique à venir? J’ai recemment collaboré avec Alexandre Mc Queen et j’ai quelques autres projets sur le feu mais je me concentre actuellement plutôt sur le tattoo et des projets d’art plastiques. 
Pour les lecteurs de JSBG d’ici et de là-bas: peux-tu me donner les points de vente de SB6? Il fallait principalement précommander votre copie mais il y a quelques librairies qui l’ont en vente. En Suisse il y à la Librairie Archigraphy. Colette à Paris. Au Tate Modern à Londres. Et à NY on peut le trouver chez Unimax.
Tu viens souvent à New York, que représente cette ville pour toi? Tu l’échangerais contre ta vie en Europe? New york c’est ma deuxième maison, j’adore. Mais moins la ville physique. Ce que j’aime c’est les gens, la vie ici, la culture et l’histoire, c’est ça qui me plait. Et New York au lieu de l’Europe? Je pense que oui, c’est une possibilité. Mais seulement parce que c’est ici que j’ai le plus de choses à faire, le plus d’opportunités. Ce n’est pas un choix de préférence.
Un pertinent questionnaire selon JSBG:
  •     Quel est ton plus grand vice? Junk food
  •     Qu’est ce qui te fait peur? Voir les gens que j’aime malheureux ou souffrir 
  •     Vivre au 21ème siècle, plus facile ou plus difficile qu’avant? Ma vie n’a pas arrêter de s’améliorer. Mais je ne suis pas sûr si c est moi ou le monde qui s améliore, donc je ne peux pas vraiment dire.
  •     Plutôt Facebook ou Twitter? Instagram
  •     Qu’est ce que tes parents t’ont légué de plus précieux? Le désir d’obtenir des réponses. De ne jamais avoir peur de poser des questions et de toujours chercher les réponses.
  •     Quelle serait la bande son de ta vie? La bande son de Down by Law (1986), de Jim Jarmusch
  •     Où te vois-tu dans 10 ans? Dans un maison dans la pénisule Olympique de l’Etat de Washington. Ou dans une maison sur la Hudson River avec un atelier. Mais upstate New York est plus probable car je me vois mal vivre si loin de la ville…
Merci beaucoup Maxime!