Everything you buy is rubbish

g-raw pharrell

Vous avez peut-être entendu parler de la collaboration entre Pharrell Williams et G-Star Raw, collab’ qui exploite l’innovation textile de Bionic Yarn: un jeans synthétique fait à base de déchets plastiques récoltés dans la mer et environs. Si ça ne vous dit rien, voici le résumé en images:

[youtube_sc url= »https://www.youtube.com/watch?v=fN9x5hbqBzI »]

Il faut le reconnaître, Pharrell a le chic pour trouver les formules qui fonctionnent, c’est pourquoi, l’avenir sera sûrement fait de literies en PET et d’océans cristallins. (Au passage, vous noterez que le coquin en a profité pour faire la promo d’un titre un peu underground, qui semble-t-il, peine à se hisser dans les charts.)

Les habits de la collection RAW FOR THE OCEAN sont estampillés, à choix, d’un pattern de poulpes enfantins ou de ce qu’on peut identifier comme des tourniquets amputés de leur tige… fallait pas s’attendre à ce que Pharrell fasse dans la sobriété. Pas sûr donc que le pied-de-poule calamar envahisse nos garde-robes, mais le message est clair comme devraient l’être nos océans : y a de la thune à se faire en ramassant les déchets flottants ! Parce que l’argument de sauver les dauphins, c’est has been, on sait qu’ils vont tous crever, comme nous d’ailleurs, alors autant se remplir les fouilles au passage.

C’est un peu ce qu’on du se dire Charles Duffy, William Gubbins et Billy Turvey, même s’ils essaient de nous faire croire le contraire. Ces trois artistes britanniques ont décidé de « dénoncer la surconsommation et le désastre écologique qui en découle » en fabriquant des chaussures à base de déchets amassés sur les plages anglaises.

Leur projet : Everything You Buy Is Rubbish. Leur constat : une chaussure ne passe qu’une infime partie de son existence sur un pied, mais mettra des décennies à disparaître dans la nature… si son propriétaire ne l’a pas destinée à être incinérée dignement. Pour la pratique, le trio part écumer les rivages, collecte tout ce que la nature n’a pas produit elle-même, puis nettoie et trie ses trésors. Les rebuts de plastoc sont ensuite réunis en composition colorée, avant d’être passés au four et pressés en plaques. Ces feuilles chamarrées sont ensuite découpées, thermoformées et enfin assemblées en baskets. Résultat : des éco-pompes plutôt sympas … même si on chope des cloques rien qu’en les regardant et qu’elles ressemblent fortement aux chaussures d’un sale gosse qui aurait piétiné la boîte de Play-Doh de sa petite sœur. Le plus beau reste encore la vidéo :

Et si j’étais vous, je commencerais à amasser vieilles brosses-à-dents, emballages et Tupperware, vous pourrez toujours les revendre à Pharrell quand il aura épuisé tous les océans.

–  Leïla Rölli 3