Tour de France: aveu de dopage chez Ferrari

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Contrairement à ce que le titre laisserait penser, nous ne parlons pas ici de deux mais bien de quatre roues. Ferrari a dopé sa déjà pourtant pas fluette F12 Berlinetta pour en faire une F12 TDF. Non, pas comme Turbo Diesel Frauduleux, mais comme Tour De France, du nom de la prestigieuse épreuve automobile autrefois courue sur terres hexagonales et dans laquelle la Scuderia s’est tant de fois illustrée.

Elle aurait pu s’appeler GTO, trois lettres mythiques déjà utilisées pour la version spéciale de sa devancière 599 GTB, mais c’est finalement TDF qui a été préféré. Elle garde quand même en référence à la légendaire 250 GTO les trois ouïes latérales sur ses ailes arrière. Ce modèle s’étant illustré dans les années soixante en gagnant à deux reprises le Tour de France, la boucle est bouclée (pas la grande, l’autre).

Par rapport à la F12 de série (que nous vous avions présentée ici), les ingénieurs maison ont amélioré leur copie. Tout d’abord un travail en profondeur a été effectué sur l’aérodynamique. Le séparateur du bouclier avant fonctionne de concert avec le fond plat, améliorant l’écoulement des flux d’air sous la voiture. Jupes latérales et diffuseur sont mobiles et l’aileron a été remanié. Pour abaisser le centre de gravité et améliorer l’efficacité aérodynamique, la lunette arrière a été modifiée en s’inspirant de la forme du compartiment moteur de la supercar LaFerrari, d’après le directeur du design maison Flavio Manzoni que nous avons pu rencontrer. Un élément dont il s’est également inspiré pour dessiner la montre Hublot du même nom, sur laquelle nous reviendrons bientôt.

Côté esthétique, outre les modifications visibles apportées visant à une plus grande efficience aérodynamique, notons l’arrivée d’appendices de couleur noire ici et là (sorties d’aération sur les ailes avant, déflecteurs de bouclier, bandeau entre les feux arrière) dont le goût semble discutable: une F12 n’est pas une Corvette. Toujours est-il que l’élargissement de la voiture (passage à 1,94 mètre) et l’ouverture de la grille de radiateur avant en forme de visière de casque de légionnaire romain lui confèrent une agressivité bienvenue.

Ensuite, les ingénieurs se sont livrés à une traque obsessionnelle des kilos superflus. En allégeant certaines pièces et aménagement intérieur 110 kilos ont été grapillés, ce qui est énorme.

Le plus gros morceau pour la fin: le fameux V12 de 6,2 litres de la F12 a aussi fait l’objet d’une attention particulière. Il gagne 40 chevaux (pour un total de 780 ch à 8 500 tr/min) et le couple 15 Nm (pour un total camionesque de 705 Nm à 6 750 tr/min, dont 80 % disponible dès 2 500 tr/min). La transmission se voit raccourcir ses 7 rapports à double embrayage pour privilégier les accélérations à la vitesse (qui dépasse quand même les 340 km/h en pointe).

Résultat de cette cure de protéines très spéciale:  la Tour de France ne réclame que 2,9 secondes pour avaler le 0 à 100 km/h et 7,9 secondes le 0 à 200 km/h. Sur le circuit maison de Fiorano, la F12 TDF se situe désormais plus proche des chronos de LaFerrari que de la F12 d’origine. Elle tourne 2 secondes plus vite que la F12 tout s’approchant à 1,2 s de la supercar hybride.

Cette série spéciale sera fabriquée à 799 exemplaires et vendue au prix de € 380’000. Dépêchez-vous: à ce prix là il n’y en aura pas pour tout le monde. Et je suis sérieux.

– Jorge S. B. Guerreiro

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Sergio Marchionne, Président de Ferrari, et Kimi Raikkonen, pilote de Formule 1 pour la Scuderia Ferrari, présentent la F12 TDF à Florence lors des Ferrari Finali Mondiali.

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1 Comment

  1. […] Comme sa grande soeur, la GTC4Lusso dispose de quatre roues motrices. En prime, elle hérite également du système de 4 roues directrices développé pour la F12tdf (nous vous en parlions ici). […]

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